PHARE Enfants-Parents a pour préoccupation constante de  prévenir le mal-être
afin d'éviter les passages à l'acte suicidaire
 
La France, dont le taux de suicide est un des plus élevés en Europe, est confrontée au poids du tabou du suicide. 
Ce qui entrave toute démarche préventive. C'est pourquoi nous avons décidé de réagir et vous invitons à signer le manifeste présenté ci-dessous. 
La prévention du suicide est l'affaire de tous. Chacun, â son niveau, à sa place peut intervenir pour éviter le pire.
 
C'est dans cette optique que nous avons réalisé des fiches prévention définissant par thèmes les signes de mal-être.
Cliquez sur l'icone plus bas. 
 
Durant la période exceptionnelle de confinement, nous avons été contraints de fermer nos locaux pour éviter les contacts comme vous le savez. Ceci du 16 mars au 11 mai 2020. 
 
Notre souci permanent est de rester à l'écoute de ceux qui sont en souffrance, qui connaissent des difficultés avec leur enfant en mal-être. Nous sommes donc mobilisés à distance pour répondre aux mails et rappeler les personnes qui le souhaitent en laissant un message. 
 
Nous vous invitons donc à privilégier le mail  en utilisant ces 2 adresses :
 -  "vivre@phare.org" pour toutes demandes autres qu'une aide psychologique, 
 
 -  "cavaoupas@phare.org" pour ceux qui vivent difficilement un isolement qui aggrave leur mal-être. 
 
 
GROUPE DE PAROLE
 
Un groupe de parole rassemblant des parents d'enfant suicidé se réunit une fois par mois à PARIS. Pour sa bonne organisation, il est indispensable de s'inscrire avant chaque séance. 
Lorsqu'il s'agit d'une première participation, il est recommandé de prendre rendez-vous préalablement avec la co-animatrice du groupe de parole. 
Téléphonez au secrétariat : 01 42 66 55 55 ou envoyez un mail à vivre@phare.org.
 
Dates du 1er semestre 2020 : 25 janvier, 22 février, 28 mars, 25 avril, 30 mai et 27 juin
 
ATTENTION : en raison des mesures sanitaires, nous avons été contraints d'annuler les séances du 28 mars et du 25 avril.
Nous ne sommes pas en mesure de reprendre les réunions physiques en mai et juin. Aussi, nous proposons aux mêmes dates des séances en visio conférence. Celles et ceux qui veulent participer doivent s'inscrire préalablement par mail à : vivre@phare.org.

SOUTENEZ-NOUS

Adhérer, c'est mettre en évidence le nombre de personnes concernées par le mal-être et le suicide des jeunes : Bulletin d'adhésion
 
Faire un don, vous êtes sensibles aux causes que nous défendons, et vous souhaitez nous donner les moyens de nos actions, à défaut de votre temps et de votre énergie, vous pouvez nous aider financièrement : Bulletin de don
 
 
ACTUALITE
 
Le tollé médiatique autour de la proposition de loi retoquée, sur le congé de deuil pour un enfant, a le mérite de déclencher un débat utile sur cette question importante. 
On peut s'étonner en premier lieu de la différence de nombre de jours de congés pour la naissance et pour la mort d'un enfant.
La mort avait-elle, jusqu'à maintenant,  moins d'importance que la naissance ?  La loi va être à nouveau examinée et proposée au vote du Parlement.
De nombreuses questions restent à approfondir. Nous souhaitons que les associations soient consultées. Elles sont en train de s'organiser en collectif.
Voici notre position. 
 

CONGÉ DE DEUIL POUR LE DÉCÈS D'UN ENFANT

Le tollé médiatique autour de la proposition de loi retoquée a le mérite de déclencher un débat utile sur cette question importante du deuil.
Cela concerne toutes les familles, toutes les couches de la société et les associations qui les regroupent doivent prendre part à ce débat.
C'est le cas de PHARE Enfants-Parents qui rassemble les familles touchées par le suicide d'un enfant.
 
En premier lieu, on peut s'étonner : Pourquoi y-a-t 'il une différence de nombre de jours de congés lors d'une naissance et lors d'une mort ?
La mort a-t-elle moins d'importance que la naissance ?
L'aspect positif : Accorder 12 jours au lieu de 5, serait le signe d'une reconnaissance de l'état de souffrance d'un parent lorsqu'il est confronté
au deuil d'un enfant.
 
Les questions à approfondir :

- La liberté du choix. Imposer à tous une durée serait limiter la liberté de chacun. Certains se réfugient dans l'action (surtout les hommes) et s'investissent dans le travail, d'autres sont annihilés pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

- Elargir la réflexion à la notion du deuil. Le deuil est aujourd'hui gommé, effacé, sans aucun signe distinctif qui permette de reconnaître quelqu'un endeuillé. Comment faire pour lui prodiguer des paroles ou une attitude bienveillante ? L'endeuillé ne veut pas inspirer la pitié mais souhaite croiser un regard compréhensif qui lui signifierait une acceptation de sa peine et une indulgence pour ses possibles défaillances, dans un monde de compétition.

- Ne pas limiter aux enfants mineurs. A-t-on moins de chagrin lorsqu'on perd un enfant de plus de 18 ans ? Non ! Mais jusqu'à quel âge alors ?
Une suggestion : Jusqu'à l'âge où l'enfant vit encore chez ses parents. Actuellement, beaucoup de jeunes vivent sous le même toit que les parentsjusqu'à plus de 25 ans, étant donné la durée des études et leurs conditions pécuniaires précaires.

- Penser à la fratrie : pour les frères et sœurs, c'est une rupture violente qui les bouleverse sans pour autant recevoir systématiquement un soutien,au sein de la famille ou à l'école. C'est pour eux aussi un cataclysme et en plus, la double peine. Pour ménager leurs parents, absorbés par le chagrin, ils « prennent sur eux », étouffent leurs ressentis et doivent faire bonne figure auprès de leurs parents comme des copains. Il faudrait plus de points d'écoute dans les écoles et des infirmières scolaires plus nombreuses.

- L'accompagnement psychologique : inexistant actuellement. Il serait nécessaire au moment de l'annonce et dans les premières semaines, voire à plus long terme, selon la volonté des personnes concernées. Aujourd'hui, les suivis psychologiques ne sont pas pris en charge par la Sécurité Sociale.Les CMP sont débordés.

PHARE Enfants-Parents participe à l'accompagnement de parents endeuillés par suicide.

- Le rôle des médecins du travail : les sensibiliser au fait qu'il s'agit d'une période de vulnérabilité et qu'ils doivent être vigilants sur l'état mental du salarié, sans le soumettre à une mise à l'écart ou à une pression de performance.

       Paris le 3 février 2020
       Thérèse HANNIER présidente
       

 

 

 

 

 

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